Jour 15 : Premier bilan

Jour 15

31/03/2020

17:00 Me voilà à la fin de la première phase de confinement. La moi d’il y a 2 semaines complètement en panique à l’idée de ne plus sortir de chez elle, les larmes aux yeux, a disparu. Ces 2 semaines me semblent à des années-lumières d’aujourd’hui.

La phase 2 du confinement a commencé par phase 2 j’entends la 2nd partie, puisque nous avons été confinés 2 semaines de plus. Je me sens prête à affronter ces 2 prochaines semaines avec beaucoup plus de tranquillité que la première en tout cas. Je me suis trouvée un rythme, j’ai un emploi du temps bien chargé, j’ai toujours de quoi faire et je comble l’ennui. L’ennui me fait penser, à trop penser je réfléchis à des choses négatives et après je déprime donc je me laisse peu de temps pour réfléchir sur ce qu’il se passe, la condition humaine, mon quotidien…

Si je devais dresser un bilan de ces 2 premières semaines et n’en retenir que les choses positives je dirais :

  • La reprise de mon blog

Je n’avais pas le temps, je n’avais pas l’inspiration, j’avais l’envie pourtant. Le confinement a commencé et les idées ont fusé dont la première ce journal de confinement que j’essaye de tenir au maximum. J’ai plein d’autres idées d’articles que je dois prendre le temps de préparer et de mettre en place mais j’avais besoin de temps pour le reprendre, on m’a forcé à prendre ce temps. Alors dans un sens ça m’a été très utile pour développer ces choses que je désirais faire depuis longtemps.

  • Le dessin

Depuis quelques jours je me suis mise à dessiner. J’en ai parlé dans le jour 13, je dessine des fleurs, des plantes de façon minimaliste. C’est pour moi les plus beaux dessins. Pour l’instant ce n’est pas ça j’en conviens. Cependant je trouve dans cette activité quelque chose qui m’anime, et qui en même temps me détend. Je prends le temps de me poser, de m’appliquer, d’essayer plusieurs fois, de ne pas abandonner. Je développe ces parts de moi que je n’avais pas comme la détermination, obstination.

  • Tenir un journal

J’ai eu 50 journaux intimes je n’en ai jamais fini un, ça m’étonne encore aujourd’hui de voir que j’arrive (plus ou moins) à tenir sur la longueur ce journal qui je pense fera ces 45 jours avec moi. Je suis contente de garder e note tout ce que je fais. Ça peut paraître inutile pour certains, en plus mes journées passent et se ressemblent, certes. Mais j’ai peur de l’oubli sous toutes ses formes. J’ai peur d’oublier, j’ai peur d’être oubliée. Je tiens un carnet que j’appelle mon carnet de bord, dans lequel je conserve tous. J’écris mes souvenirs, ce que je pense de mes lectures, des notes à propos d’un documentaire, j’y fais des listes… Je le fais pour moi mais je le fais aussi pour les personnes de ma famille qui viendront après moi. Je ne serais pas simplement une grand-mère, une tante ou autre.. Ils retrouveront ces carnets et verront que j’étais plus que ça, ce que j’aimais, ce que je faisais, mes souvenirs heureux, malheureux… C’est une façon pour moi de laisser une trace de mon passage sur terre comme ce blog.

  • Mon introspection sur moi-même

J’ai profité de ces 2 premières semaines pour réfléchir et penser un peu chaque jour (pas trop non plus comme je le disais au-dessus) à moi, ma vie, mes choix… J’ai vraiment pas mal réfléchi, un peu tous les jours avant de dormir surtout. Le confinement m’a apporté ce recul que je n’avais pas forcément avant et dont j’avais besoin. Je me suis rendu compte d’erreur que j’ai pu faire avec certaines personnes qui m’étaient chères, des choses que je regrette aujourd’hui. Je ne vais pas me flageller au contraire, je compte bien après le confinement réparer, arranger ces choses qui peuvent l’être. Et au contraire je me suis rendu compte aussi de ce qui était bon pour moi et ce qui ne l’était pas. Avec ces prochaines semaines de confinement et des prochains mois, j’espère réussir à enlever tout ce que je trouve de négatif dans ma vie et sur moi pour ne m’attarder que sur ce qui en vaut la peine.

  • Une introspection sur la vie (en général)

Je prenais trop mes libertés, mon droit d’allées et venues, mes déplacements n’importe où, n’importe quand comme quelque chose d’acquis. La situation m’a rappelé que rien est acquis, et surtout pas la vie. Ce n’est pas un Homme qui nous a enlevé ces libertés par son pouvoir politique, mais un tout petit virus qui ne se voit même pas à l’œil nu. Cette toute petite chose dissémine la population mondiale. Je repense aux semaines quand on a commencé à en parler. Une amie m’en parlait beaucoup, elle s’inquiétait énormément et nous mettait en garde, on ne l’écoutait pas et on se moquait de ses propos en se disant que la Chine s’était loin, que ça n’arriverait pas jusqu’ici. Quand ils ont fermé les écoles, collèges, lycées et les universités, je m’imaginais que c’était dans un but de prévention que d’ici 3 semaines tous seraient ré ouvert. Quand ils ont décidé de fermer tous les commerces non-essentielles, bars, restaurant, cinéma, théâtre, musée… Je me suis dit que c’était plus sérieux que ça en avait l’air. Et nous voilà aujourd’hui 15 jours après le premier confinement. On ne se dit plus que les universités vont rouvrir dans 3 semaines, si elles rouvrent le 4 mai ce serait de la chance. Plus on avance dans le temps plus la sortie du confinement recule. On parle de mi-mai voire fin mai maintenant.

Je ne sais pas, je préfère garder mes prédictions pour moi. Tout ce que je sais, c’est que je pense au moment où je vais pouvoir sortir, où l’on aura l’autorisation de sortir. Je pense qu’à partir de ce jour, mes sorties, mes voyages, mes soirées avec mes amis, mes moments avec ma famille, bref tout ce qui représente ma vie sociale, amicale, familiale, tout aura une autre saveur. C’est peut-être à ce moment et seulement là que nous prendrons conscience après avoir vécu tous autant que nous sommes cette épreuve (à différents niveaux j’en conviens), la valeur de la vie et le fait de chérir nos libertés.

Je pense que cette période va changer le monde et ses habitants. Dans nos manières de pensée, d’agir, de vivre. Nous allons prendre conscience du mot vivre, liberté, santé, famille… Peut-être pas « nous » parce que je ne suis porte-parole de l’être humain mais moi en tout cas oui, parce que je sens que c’est déjà le cas.

Je pense que c’est tout pour ce premier bilan ce qui est déjà bien assez. D’ici la fin du 2nd confinement des choses se seront sûrement ajoutées !

Fin d’une nouvelle journée, elles passent très vite pour ma part et j’en suis ravie !

J’envoie tout mon courage pour ces 2 nouvelles semaines, on va finir par sortir de là !

Que tout le monde continue à rester chez soi pour qu’on sorte au plus vite !

Daphné

Jour 12 & 13 : un week-end savoureux

Jour 13

29/03/2020

19:00 Je reviens après 2-3 jours d’absence. La semaine dernière j’ai eu un petit coup de mou émotionnellement parlant, le positivisme et la bonne humeur s’étaient envolés. Je me suis retrouvée avec mon anxiété et mon manque de confiance en moi pour me tenir compagnie. Ce fut dur pendant quelques jours, après des réflexions, une introspection sur moi-même j’ai décidé qu’il ne fallait pas se laisser abattre pour si peu et que ma réaction excessive provenait sûrement du confinement.

De ce fait je me suis laissée ce week-end pour faire ce que j’avais envie, avant de redémarrer une nouvelle semaine.

Jour 12 : Quoi de mieux pour se vider la tête que de nettoyer l’endroit où nous passons le plus de temps, pour ma part ma chambre. J’ai nettoyé, astiqué, lustré ma chambre. Elle est propre, rangée, ça me donne envie de passer du temps dedans, je ne me sens pas enfermée au contraire. Étant lancée j’ai aussi nettoyé ma salle de bain, elle brille de mille feux.

L’après-midi au contraire je me suis détendue, j’ai regardé sur Netflix une comédie Murder Mystery avec Jennifer Aniston, Adam Sandler, Luke Evans. C’est un de ces films considérés comme « cons », une comédie un peu bébête, mais qui au final met du baume au cœur, fais du bien au moral dans cette situation particulièrement compliquée et pas forcément très joyeuse.

Après ça j’ai fait comme samedi dernier un apéro skype avec des amis, c’est un peu notre rendez-vous hebdomadaire, ça aussi ça m’a fait du bien au moral, de les voir, de rire avec eux. C’est là où je me rends compte que mes proches (amis, famille, amoureux) me manquent énormément, même si je peux les voir au travers d’un ordi ce n’est pas pareil de pouvoir les voir, les toucher, entendre leur rire non au travers d’un micro mais directement. Mes proches me manquent en tant que personne, qu’être humain. J’ai hâte de retrouver ma vie sociale. L’Homme n’est pas fait pour vivre seul au long terme je pense que malgré tout ce que l’on peut dire, l’Homme a besoin des autres pour vivre. Ou en tout cas une certaine catégorie de personnes dont je n’ai pas honte de dire que je fais partie.

Jour 13 : Mon dimanche passa à une vitesse incroyable, moi qui ai tendance à m’ennuyer le week-end par rapport au reste de la semaine, là pas du tout. Déjà on a perdu une heure, donc ce matin panique à bord. Je me réveille je regarde l’heure sur mon réveil, ensuite l’heure sur mon téléphone qui bien sûr ne correspondait pas, laquelle était la bonne ? Je fus prise dans une faille spatio-temporelle j’étais perdue et complètement paniquée. Mais heureusement Google m’est venu en aide et m’a donné la bonne heure ce qui me permit de me rendormir. Après m’être levée j’ai regardé quelques vidéos YouTube, j’ai fait une session de code de la route car oui à presque 21 ans je n’ai toujours pas mon permis, mais j’espère l’avoir avant mon anniversaire (qui est en novembre donc de ce côté j’ai encore le temps !), j’ai travaillé un peu mon anglais parce que je suis nulle en anglais avec des petits tests sur Duolingo ça ne fait pas de mal !

Après ça l’après-midi mes activités ont été un peu plus variées. Je me suis inscrite du coup sur le site du gouvernement pour avoir mon numéro pour passer le code à la sortie du confinement. Après ça j’ai eu une folle envie de dessiner. Il faut savoir que mon grand-père était peintre, il peignait vraiment bien. Le fait est que ça a sauté une génération parce que je n’ai absolument pas hérité de ses dons en dessins. Mais là j’avais envie d’essayer, je suis une fanatique des fleurs, surtout des fleurs minimalistes, où ce ne sont que quelques traits. J’ai cherché des modèles sur Pinterest (mon compte ici) et j’ai essayé. Ce n’est pas encore ça loin de là, mais je trouve ça agréable, je pense continuer pour me créer mon jardin en dessin !

23:30 Avant de terminer cet article, je viens vous parler d’un projet que des personnes ont mis en place. Ce projet s’appelle 1 lettre 1 sourire. Vous allez sur leur site et vous écrivez comme une carte postale à laquelle vous pourrez ajouter une photo pour l’envoyer aux personnes âgées qui sont confinées dans des résidences et des EHPAD qui ne peuvent plus voir leurs familles. Je trouve ce concept incroyable, il me tient vraiment à cœur. À la minute où je l’ai découvert j’ai commencé directement à en parler autour de moi.

J’ajoute aussi que c’est totalement GRATUIT ou vous pouvez faire un don à hauteur de 1€ ou plus pour les timbres, pour envoyer les cartes…
Le site : 1 lettre 1 sourire

Je pense que si depuis notre chez-soi nous pouvons apporter un peu de réconfort à ces personnes qui sont le plus en danger et qui en plus ne peuvent pas voir leurs familles, c’est essentiel. Je vous invite donc à le faire, ça ne prend pas longtemps en quelques minutes c’est fait et ça ne vous coûte rien à part un peu de votre temps, mais je pense que nous en disposons tous assez pour prendre 10 minutes à écrire une petite carte !

Je vais finir sur cette note positive ! Merci à ces personnes de créer des initiatives comme celles-ci

Daphné

Portrait : Le dieu des dieux

J’ouvre une nouvelle catégorie sur mon blog « Galerie de portraits ». Je vous y présenterai des portraits de personnes (artistes, écrivain(es)..), de personnages fictifs, de héros. Des personnes qui ont attiré mon attention et ma curiosité et pour lesquelles j’ai décidé de mener une enquête et de faire des recherches. Mon confinement a en parti pour but d’élargir ma culture, d’apprendre des choses. Au lieu d’apprendre seule dans mon coin  je décide de vous partager mes découvertes.

Aujourd’hui je viens vous parler de mythologie, grec plus précisément. Je m’y suis toujours intéressée mais je n’ai jamais pris le temps de lire et de rechercher précisément les mythes. Aujourd’hui par divers sites et livres je vous propose de partir avec moi à la découverte du roi des dieux, qui n’est autre que Zeus (Jupiter chez les Romains). Ce sont des articles courts censés se lire en 5-10 minutes. Je vais être concise, je ne vais pas non plus rentrer dans les plus profonds détails, que ça reste intéressant et dynamique.

 

Il était une fois…

Un Titan nommé Cronos et qui avait pour épouse une Titanide nommée Rhéa (qui était au passage sa sœur).

Cronos avait pour (mauvaise habitude) de manger ses enfants car ses propres parents lui avaient prédit qu’un de ses enfants le renverserait du « trône » et régnerait à sa place. Sa femme/sœur sauva son dernier fils en plaçant un lange rempli de caillou à sa place. Bien sûr Cronos le goba sans s’en rendre compte. Sa mère envoya Zeus sur le mont Ida en Crète.

Saturne devorant ses enfants de Goya

(Saturne dévorant un de ses fils de Goya, 1819-1823, Musée du Prado, Madrid)

Enfance de Zeus

(Enfance de Jupiter de Carlo Cignani, 1702-1714, Alte Pinakothek, Munich, Allemagne)

Zeus adulte revint et fit boire une boisson empoisonnée à son père. Cronos a ainsi recraché ses enfants : Hadès, Poséidon, Démeter, Hestia et Héra. Ensemble ils décidèrent de mener une révolte contre Cronos et de renverser les Titans. Il libéra aussi les 3 Géants : Cyclopes, Éclair et Tonnerre, qui pour le remercier, lui fabriquèrent le « foudre » son attribut/arme. Son arme à 3 niveaux : le premier est avertir / le second est punir / le dernier est tuer.

Au bout de 10 années de guerre, ils vainquirent les Titans. Zeus se partagea avec ses 2 frères Poséidon et Hadès l’univers en 3 royaumes. Poséidon eut la mer, Hadès les Enfers et Zeus la terre. Zeus s’installa dans l’éther, au-dessus des orages et des nuages. Plus précisément en haut du mont Olympien où Héphaïstos lui  construisit un palais.

Jupiter

(Jupiter de Jacopo Guarana)

Zeus 3e merveille du monde (copie)

(Statue de Jupiter de Phidias, fin du Ier siècle, musée de l’ermitage, St Petersbourgh, Russie)
(C’est l’une des sept merveilles du monde antique, c’est une copie, l’originale fut détruite dans un incendie)

Il prit pour épouse (mais sans honorer la fidélité) Héra qui est aussi et comme toujours sa sœur au passage. Ils ont eu ensemble Arès, Hébé et Ilithye. La tradition veut que l’on rappelle aussi leur fils Héphaïstos mais qui aurait peut-être été créé par Héra seule.

Jupiter et Junon sur le mont Ida

(Jupiter séduit par Junon sur le mont Ida de James Barry, 1799, Graves Art Gallery, Sheffield, Royaume-Uni)

Zeus est vu comme le dieu du Ciel. Hésiode écrivait :

« l’œil de Zeus voit tout, connaît tout. »

Il est le dieu de la météo, il fera beau ou à l’inverse il y aura une terrible tempête en fonction de ses humeurs. Mais aussi de l’Olympe, il surveille les Hommes et décide de leur sort. Maître de la destinée, il ne change pas le destin mais le réalise.

Zeus un dieu protecteur. Il prit soin de ses enfants à défaut de ses ancêtres. Il est vu comme l’aîné de sa famille qui prend soin de ses frères et sœurs. Il a su donner des traits humains aux divinités et renforcer leurs liens. Il est aussi un grand protecteur du mariage, du foyer et de la sécurité de la cité.

Il est aussi et enfin un dieu bienfaiteur et sauveur. Il est le dieu le plus invoqué par les Grecs, on lui sacrifie après un voyage et avant d’entreprendre. Il se montre attentif aux supplices et le recours suprême des opprimés. Il communique ses attentions par des moyens variés : le vol d’oiseau, les bruits, le tirage au sort, et des manifestations atmosphériques.

Jupiter et Thetis

(Jupiter et Thétis de Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1811, Musée Granet, Aix-en-Provence, France)

J’ai mêlé l’histoire et l’art en choisissant parmi une multitude de peintures. Je trouvais intéressant de mêler ces deux axes. Ça permet de voir comment on imaginait, on représentait Zeus, alors que nous ne représentons pas dans l’art Dieu, qui est au cœur des 3 principales religions du monde.

J’ai prit beaucoup de plaisirs à faire cet article. D’autres suivront prochainement !

Prenez soin de vous et de vos proches !

Daphné

Sources :

Jour 9 : Britney Spears vibes

Jour 9

25/03/2020

J’assiste en ce 9e jour à la folie des Hommes. Ce n’est pas le coronavirus qui va enlever des vies mais le confinement. J’ai un ami qui s’est rasé le crâne sur un coup de tête comme ça, je vois d’autres personnes qui se rase leur barbe, des femmes qui se rasent aussi le crâne. Enfin en tout cas s’il y avait un moment où il pouvait se permettre ça c’est bien maintenant. D’ici la fin du confinement ça aura recommencé à repoussé. 9 jours sans voir le monde extérieur et voilà que la folie nous emporte tous peu à peu, moi et mes crises de larmes, mes amis et leurs cheveux. Comment allons nous être quand nous allons sortir ? Je pense que nous serons proche de l’Homme primitif, il va falloir ré apprendre à vivre en société, en communauté composée de plus de personnes que sa propre famille.

Nous allons nous jeter dans les restaurants, les bars, musée et théâtre. Se jeter sur les routes pour voyager. Je pense que lorsqu’on sort d’une crise comme celle-ci nous changeons. Je pense que la valeur que nous donnions à la vie avant ça, va augmenter considérablement. La phrase que tout le monde connait « profiter du moment présent » prendra plus de sens après avoir vécu une situation telle que celle-ci. Nous sommes sûrement à l’aube d’une nouvelle ère en terme de vie humaine. Nous avons aussi pu voir quand sans nous la Terre se porte mieux. La pollution décroit, les animaux reviennent dans les ports, l’eau dans certains endroits est devenue limpide. Certains climato septique pensaient que les écologistes en faisaient trop, que le problème ce n’était pas forcément nous, je pense que nous avons la preuve directement, devant nos yeux.

Le monde s’est arrêté, notre vie a été mise sur pause, mais la vie humaine. La vie animale reprend ses droits. Certains voient ce virus comme une réponse de la Terre face à l’irresponsabilité de l’Homme envers elle. La Terre reprendrait ses droits en nous faisant payer le prix fort. Même si ce n’est pas le cas, est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d’entendre cet appel ? Qu’en sortant de cette crise nous changions nos habitudes pour que nous restions sur cette lancée que le coronavirus a enclenché (malgré lui) ?

C’est peut-être le moment de changer certaines choses. Le coronavirus va entraîner de grave conséquences qu’il va falloir gérer, notamment la crise économique qui va suivre, ou même les nombreux morts que ça va entraîner à travers le monde. Je ne minimise rien. Mais il faudra aussi prendre en compte ce que ça a apporté de positif, parce qu’il y a toujours du positif même dans les choses les plus sombres. Je pense qu’on en prendra conscience quand nous aurons réglé toutes les autres situations qui sont, sommes toutes plus urgentes.

Sur cette idée j’en reste là pour le jour 9.

Que l’on continue à prendre soin des uns et des autres et à se soutenir

Daphné

Jour 8 : rêve d’évasion

Jour 8

24/03/2020

Nous voilà arriver au bout de la première semaine de confinement, plus que 5 et demi ! 5 et demi ? Oui, je ne suis pas naïve je sais que nous sortirons de confinement dans seulement 38 jours. Il était nécessaire que j’accepte enfin la vérité.

Certains n’acceptent toujours pas cette situation de confinement, le Premier ministre a donc dû hier annoncer qu’il durcissait le confinement, je crois malheureusement que c’est un mal pour un bien. S’il faut nous tenir enfermer comme des « prisonniers » pendant ces prochaines semaines qu’il en soit ainsi pour qu’on puisse tous sortir dans les plus brefs délais.

Je n’ai pas écrit de jour 7 hier, car après être restée l’après-midi entière jusque 21 heures sur mon ordinateur à travailler j’ai déclenché une migraine insupportable. Pour autant dans la journée d’hier il ne s’est pas passé grand chose. Ma journée a surtout été occupé par mes cours en ligne, par un article que j’avais à terminer et par la fin de lecture du roman Du domaine des Murmures de Carole Martinez dont je ferai une rubrique bientôt. Le soir avant de dormir j’avais des douleurs atroce dans les yeux du à la migraine, n’ayant pas la force d’écrire mon journal, j’ai décidé de commencer un nouveau livre. Je voulais quelque chose de léger, sans prise de tête, pas d’écriture trop soutenue. J’ai donc décidé de lire le tome 2 de Harry Potter (et la chambre des secrets).

Et oui je suis une fan d’ Harry Potter mais je fais partie de celle qui n’ont pas lu les livres. Mais j’essaye de me rattraper, je les ai tous eu dans leur nouvelle édition, et je les lis au fur et à mesure. Certes pour l’instant livres et films sont des copiés, collés, pour autant c’est toujours un plaisir de retrouver cet univers et cette fois au travers des mots directement. Un jour peut-être quand mon anglais sera un peu plus développé je me lancerai dans leur lecture dans leur langue originale.

Mon jour 8 a été une pâle reproduction du jour 7, la migraine en moins heureusement. Depuis ce matin j’ai travaillé mes cours en ligne, de ce fait mes journées passent beaucoup plus vite, ce qui m’angoisse moins quant à la durée du confinement. Je suis, et je ne comprends pas comment, toujours aussi fatiguée après 11 jours de confinement. Je pensais qu’à un moment donnée le sommeil me quitterait et que je commencerais des insomnies à rallonge, je touche du bois pour l’instant ce n’est pas le cas.

Cependant moi qui pensais que le confinement n’avait pour le moment aucune répercussion sur mon état émotionnel, je me trompais largement. Ce matin j’ai eu à faire à une légère contrariété, je me suis immédiatement mise à pleurer sans pouvoir calmer cette crise de larme. Ça bien durée 10 à 15 minutes. Je me calmais, je repensais à ma contrariété et je reprenais de plus belle. C’est à ce moment que j’ai compris que malgré tout le confinement avait des répercussions sur mes émotions.

Je suis de nature hyperémotive, être enfermée 45 jours me paraissait insurmontable, je me voyais déjà en dépression à la sortie. Le fait est que je m’habitue à la situation, si on peut un jour s’habituer, mais ça ne me dérange plus ou moins de ne pas sortir de chez moi. Je m’en accommode, bien que j’attends avec impatience la sortie de cette crise. Mais je suis forcée de constater que je change. Je suis certes à fleur de peau, je perds toute convention sociale, je n’ai plus de filtres, je suis assez cynique dans mes paroles. 4 à 5 jours avant la fin il faudra que je me prépare à retourner dans le monde extèrieur et avoir des interactions sous le joug du politiquement correct, une réadaptation sera nécessaire.

Mais je vois aussi que la situation me touche inconsciemment au travers de mes rêves, je rêve de mon quotidien : je vais courir mais j’ai oublié mon attestation de sortie chez moi, je tombe sur 3 policiers qui me demandent mon papier. Ou à l’inverse je rêve que je suis entourée des gens que je ne peux plus voir aussi bien ma famille proche, que des amis, que mon copain, que nous sommes dans un parc d’attraction tous ensemble. J’ai rêvé de la maison que ma grand-mère avait dans le sud et où j’ai passé tous mes été durant mon enfance. Je rêve d’évasion je crois, comme beaucoup de gens.

Je m’évade par la lecture, par les séries, les films, l’écriture, et je trouve ça poétique de me dire que la nuit mon cerveau sentant cette détresse me fait m’évader dans des endroits que j’affectionne, avec des personnes que j’affectionne et qui me manquent.

Je pense qu’on a tous besoin d’évasion surtout pendant cette période et pour moi c’est encore plus beau et ça résonne plus fort si c’est par le rêve.

Ma soirée va se constituer d’appeler mes proches, de regarder sûrement un épisode de Riverdale, peut-être un peu la télévision, de lire quelques chapitres d’Harry Potter et au lit pour une nouvelle nuit d’évasion je l’espère et surtout pour une nouvelle journée qui sera toute aussi productive.

Je souhaite à l’ensemble du monde de beaux rêves et de s’évader dès qu’ils le peuvent sans pour autant sortir de chez eux.

Daphné

Jour 6 : Raison et confinement

Jour 6

22/03/2020

23:38 Aujourd’hui fut un dimanche tel qu’il aurait pu être lors d’une semaine dite normale. Ce matin je me suis occupée de la mise en page du Jour 5 et de sa publication. J’ai trainé sur mon téléphone, j’ai papoté avec des amies, rien de bien incroyable. En fin de journée j’ai fait du ménage avant de regarder le film Black Sea avec Jude Law. Il n’était pas incroyable, les personnages son humainement plus horrible les uns que les autres, ils n’ont aucune éthique et morale, ils sont seulement poussés par la soif de l’or. Je mettrais à ce film 2,5/5 c’était vraiment bof.

Une journée plus que banale. La seule activité qui a mit un peu de piment, c’est d’avoir fait ce challenge d’écriture dont je parlais hier dans mon Jour 5.

Il fallait que j’écrive comme Jane Austen aurait écrit en 2020 pendant cette situation, ce confinement. J’ai inventé une histoire en essayant de gommer totalement ma façon d’écrire. J’ai bien sûr avant ça lu des chapitres de Raison et sentiments que j’avais déjà commencé à lire, afin de m’impregner de la plume de l’auteure.

Jane Austen fait des phrases très longues avec beaucoup d’adjectifs, ses descriptions passent beaucoup par les expressions du corps et du visage, les intrigues tournent beaucoup autour du thème de l’amour, mais de façon implicite rien n’est jamais dit, je suppose à cause des mœurs de l’époque. Nous nous trouvons souvent dans une caste assez élevée ou qui essaie de s’élever par des alliances en mariant leurs filles, faire de « bon mariage » pour le bien, le nom et l’honneur de la famille. Une époque où les comportements sont superficiels, tout le monde est aimable avec tout le monde mais critique, cherche à savoir les derniers ragots, les ententes entre qui et qui, les querelles aussi.

De Jane Austen je n’ai gardé que la forme de son écriture et non le fond. Mon histoire se passe maintenant mais entre deux étudiants, avec l’écriture de Jane Austen (enfin ce que je pense être son écriture) pour illustrer tout ça. Mon amie, elle, a gardé la forme et le fond ce qui mêle très bien présent dans la situation et passé par la langue et les personnages. Je publierai dans la semaine mon texte en ligne.

Cette activité est très ludique, mais en plus c’est relaxant, je rentre dans ma bulle de réflexion tout en imaginant les scènes que je raconte. De plus j’ai l’impression d’être productive moi qui me laisse aller depuis le début du confinement j’ai eu l’impression d’arriver enfin à quelque chose.

Nous nous sommes inspirées du challenge de Vincent Lahouze qui a proposé cette activité sur Instagram. Nous allons réitérer la chose, je vais essayer cette fois de garder la forme et le fond pour donner quelque chose de cohérent. Élodie (mon amie) a choisi comme auteur Maupassant. Je ne maîtrise pas du tout cet auteur, je n’ai, je crois, jamais lu aucune de ses oeuvres. Je sais que c’est un auteur qu’elle affectionne. Je verrai si je suis de taille à relever ce challenge.

Le problème que j’ai eu et que j’ai envie de soulever aujourd’hui, c’est le syndrome de l’imposteur. On en entend beaucoup parler sur les réseaux surtout par les créateurs de contenu mais c’est réel. Quand j’ai eu fini mon texte, et que je l’ai « comparé » à celui d’Elodie pour voir si j’étais hors sujet ou non, j’ai trouvé mon texte complètement nul et dénué d’intérêt. J’ai cru/vu que je m’étais complètement trompée, que je n’avais rien comprit et que mon texte n’avait aucune valeur littéraire. J’ai ensuite fait une généralité, je me suis dit que je n’avais pas la légitimité d’avoir un blog, d’écrire et de publier ce que je faisais aux yeux de tous. J’étais dans un mauvais mood après ça, je ne savais plus trop si ce que je faisais était bien, si je pouvais avoir confiance en mes proches qui m’assuraient que oui. J’avais l’impression d’être un imposteur, d’usurper l’identité de quelqu’un qui n’était pas moi.

Je me suis mise beaucoup de pressions pour quelque chose qui au final n’est pas si important que ça. Ce challenge je le fais pour moi, pour m’amuser et sortir de ce confinement grandit intellectuellement. Je ne dois rendre de compte à personne d’autre qu’à moi-même, mais le problème c’est que je suis trop dure avec moi-même.

L’objectif du prochain texte, aimer ce que j’écris, ne pas le comparer à autre chose qu’à ce qu’il vaut pour lui-même, faire ça pour soi et non pour en retirer autre chose que de la satisfaction.

Sur cette réflexion sur moi-même, le jour 6 est terminé, à demain pour de nouvelles aventures (non trépidantes).

Restons chez nous et prenons soin de nous !

Daphné

Jour 5 : week-end sans saveur

21 mars 2020

Jour 5

Cher Journal je parle pour moi, ça n’engage que moi. Ce premier week-end de confinement sonne faux. Ce n’est pas un week-end c’est le prolongement de ma semaine qui est un gros week-end et ces 10 prochains jours / 25 prochains jours / voire ces 41 prochains jours le seront tout autant. Je suis optimiste et naïve pour moi on va tous sortir d’ici 10 jours, j’attends un miracle même de dernière minute, alors que je n’entends que le fait qu’ils vont rallonger le confinement.

J’ai bien peur que s’ils nous confinent encore pas mal de temps malgré que ce soit pour notre bien à tous, la personnalité profonde/cachée de certains ne ressortent et pour le pire. La situation est déjà assez difficile pour ne pas avoir en plus des émeutes voire une guerre civile. Mais je m’emporte je fais des plans sur la comète puisque nous sortons dans 10 jours !

Je n’ai pas écrit mon jour 4 parce que je n’ai pas été efficace pour un sou, je n’ai pas fait grand chose. Le seul petit truc qui vaut la peine que je note est le fait que j’ai fait un « apéro skype » avec des amies. Le concept est simple on se prend un verre de ce qu’on veut même de grenadine, on se met à l’aise quelque part, et on papote en skype avec ses potes pendant 1 ou 2 heures, on décompresse, on essaye de parler d’autres choses que du confinement, de la quarantaine, du nombre de morts etc.. On se change les idées. Voir des visages familiers, entendre des rires, parler de choses anodines de notre nouveau quotidien permet de souffler et de penser un peu à autre chose. Cette petite bulle dans cette situation dont on nous parle à longueur de journée, tous les jours, permet de se reconcentrer un peu sur les petites choses qui nous manquent comme tout simplement parler avec les gens que nous aimons. Quand je sors de là et que je refais face à la dure réalité du moment je « l’affronte » le cœur un peu plus léger.

Pour le jour 5 il est 12:00 à l’heure où je commence à écrire ma journée. Depuis ce matin j’ai fait du ménage, j’ai regardé une vidéo Youtube d’une fille qui parle de livre et de littérature de façon ludique, et drôle. On apprend des choses, elle fait beaucoup de recherches, les thèmes de ses vidéos sont novateurs et variés et je trouve qu’elle n’a pas la visibilité qu’elle devrait avoir.

 

Pour le reste de la journée j’ai de quoi faire. Je dois préparer l’article de demain qui sortira à 10h, et une amie m’a proposé un challenge d’écriture, où l’on doit imiter un auteur ou une auteure, c’est-à-dire comment celle/celui-ci aurait vécu la situation et comment l’aurait-il/elle écrit ? Je ne sais pas si c’est clair mais de toute façon je vais créer une rubrique où je publierai nos textes à chacune pour les partager aux autres et qu’ils apportent leurs points de vue.

01:00 Je n’ai pas vraiment fait tout ce que j’avais dit. J’ai regardé un film à la place d’écrire. The Silence sur Netflix avec Kiernan Shipka, Stanley Tucci, Miranda Otto. C’était sympa, ça se rapprochait beaucoup de Sans un bruit avec Emily Blunt. Je lui mettrais la note de 3/5, c’était sympa mais juste sympa rien d’incroyable ni au niveau des personnages, ni au niveau du script, peu de profondeur, peu de suspense.

Après ça j’ai refait un apéro skype avec d’autres amis pendant 2h10, là aussi ça m’a fait du bien de les voir, de rigoler avec eux, de jouer, on a fait un petit bac en ligne. Après ça j’ai malheureusement à peine commencer à écrire l’article que je devais sortir demain matin, je le sortirai je pense dans la semaine. Il me demande du temps et de l’implication mais ce format me plait beaucoup. J’ai l’impression que je me suis enfin trouvée en terme de contenu pour mon blog. J’ai passé le reste de ma soirée à jouer à d’autres jeux avec mes potes. Et me voilà maintenant en train d’écrire la fin de cette journée.

Il est temps pour moi de rejoindre Morphée.

Bonne nuit.

Daphné